Air France-KLM annonce sa position contre les nouvelles taxes vertes

Publié dans 1/10/2020 par Claire Deschamps

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Air France-KLM mène une bataille contre de nouvelles taxes vertes qui vont accroître les difficultés pour le secteur aérien sur fond de crise sanitaire des coronavirus, rapporte Reuters. C’est une illustration de la tension croissante pour la politique qui doit être adoptée et conduire à la fois au sauvetage des compagnies aériennes et à la réalisation des objectifs climatiques.

Air France-KLM mène une bataille contre de nouvelles taxes vertes

La compagnie aérienne franco-néerlandaise, soutenue par 10,4 milliards d’euros de prêts garantis par l’Etat, est confrontée à des taxes plus élevées sur les marchés intérieurs et au projet de l’UE d’augmenter le prix du carbone pour les compagnies aériennes.

Cette bataille, centrée sur Air France-Ka El Em, s’inscrit dans le cadre d’une campagne plus large visant à faire pression sur les secteurs à forte émission de carbone, les efforts de lutte contre le réchauffement climatique s’accompagnent d’un plus grand nombre de redevances et de réglementations.

Alors que les défenseurs de l’environnement estiment que l’attente a duré trop longtemps, les compagnies aériennes qui ont été durement touchées par les conséquences de la crise sanitaire estiment que le temps choisi et la sévérité des mesures vont encore détruire des milliers d’emplois et nuire au développement de technologies qui émettent moins de carbone.

Les nouvelles taxes ne soutiennent pas la réduction des émissions, a déclaré Benjamen Smith, directeur général d’Air France-Ka, en réponse à une proposition visant à augmenter les frais payés par Français passagers.

En fait, c’est contre-productif et nous privera de fonds qui pourraient autrement être investis dans des projets environnementaux, a-t-il déclaré lors d’un forum sur le secteur aérien en ligne. Les tensions ne peuvent qu’augmenter à mesure que les objectifs d’émissions de dioxyde de carbone sont resserrés pour ralentir les effets dévastateurs du changement climatique. Les CE ont l’intention de réduire les émissions de gaz à effet de serre d’au moins 55 % d’ici 2030, à un objectif initial de 40 % par rapport aux niveaux de 1990.