Deux satellites sont presque entrés en collision au-dessus de la ville de Pittsburgh

Publié dans 13/02/2020 par Claire Deschamps

satellites évitent collision en orbite

Deux satellites en fin de vie sont presque entrés en collision au-dessus des Etats-Unis. Des experts ont averti qu’ils pouvaient se frapper à une vitesse combinée de 53 000 kilomètres par heure, jetant des milliers de débris dans l’espace.

Deux satellites en orbite terrestre ont évité le risque d’une collision dans l’espace

satellites en orbite terrestre et débris

Les satellites, un télescope spatial international et un satellite expérimental de l’US Air Force, volaient sur des orbites opposées. Ils risquaient de se toucher à grande vitesse. Les deux objets « se sont éteints sans incident », a déclaré un porte-parole du US Space Command.

Les trajectoires des deux satellites se sont croisées à quelque 900 kilomètres au-dessus de la ville de Pittsburgh, aux États-Unis. Des experts avaient averti plus tôt que la probabilité d’une collision se situait entre 1 et 5%. Il s’agit là d’un risque élevé par rapport aux normes spatiales.

Les collisions en espace causent des débris susceptibles de mettre en danger la terre

Les collisions entre de grands satellites à grande vitesse, bien que rares, sont dangereuses. En effet, les débris qui en résultent peuvent détruire ou endommager les satellites actifs.

Après une collision en 2009 entre le satellite de communication actif Iridium 33 et le satellite russe déclassé Cosmos 2251, un millier de fragments de plus de 10 centimètres sont tombés en orbite terrestre.

Le télescope spatial IRAS, un projet conjoint de la NASA, du Royaume-Uni et des Pays-Bas, a été lancé en 1983. Sa mission n’a duré que 10 mois.

Le satellite expérimental GGSE-4 lancé par l’US Air Force en 1967 et ne pèse que 85 kilogrammes. En revanche, le satellite a une forme inhabituelle. Il ne mesure que 60 centimètres de large mais 18 mètres de long et vole verticalement.

Si les deux satellites s’étaient touchés, le résultat serait 1 000 débris de plus de 10 centimètres et plus de 12 000 fragments de plus de 1 centimètre, notent les experts en astronomie.

Les opérateurs de satellites doivent constamment calculer le risque de collision avec plus de 26 000 objets catalogués en orbite terrestre basse. Grâce à ces calculs, ils peuvent corriger régulièrement les trajectoires des satellites, ce qui est impossible dans le cas des objets éteints.