Meng Wangzhou – début de l’audience pour son extradition du Canada

Publié dans 20/01/2020 par Claire Deschamps

Meng Wangzhou huawei

Aujourd’hui, une audience commence sur l’extradition vers les États-Unis du directeur financier et de la fille du chef de la société Huawei Meng Wangzhou. Cette dernière qui a été arrêtée fin 2018 pour avoir violé les sanctions contre l’Iran par un vendeur.

Audience sur l’extradiction de Meng Wangzhou

Meng Wangzhou est la fille du PDG de Huawei, Ren Zhengfei. Son arrestation a provoqué une grande résonance sur la scène internationale. En outre, cette affaire fait partie de la guerre commerciale en cours entre les États-Unis et la Chine. Pour rappel, les autorités américaines soupçonnent que la société chinoise espionne en faveur du gouvernement chinois. Par conséquent, les relations entre le Canada, les États-Unis et la Chine sont en jeu.

De quoi est accusé la fille du PDG de Huawei ?

La partie américaine affirme que la connexion de Huawei avec plusieurs banques et avec une filiale d’une société appelée Skycom, qui est située en Iran, a été cachée pour recevoir des services financiers. Si cela est vrai, alors l’entreprise a violé les sanctions américaines contre l’Iran.

Huawei nie ces accusations. Mais en mars 2019, les États-Unis ont déposé une demande d’extradition de Meng Wangzhou du Canada vers les États-Unis. La réunion d’extradition débutera le 20 janvier et devrait durer jusqu’au 24 janvier, mais pourrait se terminer plus tôt. Les avocats du directeur financier de Huawei insisteront sur le principe de la soi-disant «double incrimination» (double incrimination en anglais).

Selon ce principe, pour extrader Meng Wangzhou vers les États-Unis, il faut cependant que l’infraction qui lui est reprochée soit considérée comme un crime au Canada. En effet, elle est accusée d’avoir violé les sanctions anti-iraniennes signées par le président des États-Unis, Donald Trump. Mais ceux-ci ne sont pas légitimes au Canada. Si le juge prend parti pour la fille du PDG de Huawei, ils peuvent la laisser partir. À son tour, l’accusation peut faire appel. Si l’avocat ne joue pas la double incrimination, l’audience d’extradition passera à la deuxième étape, qui aura lieu en juin 2020.