Nomades de la mer: le tribu Bajao et sa culture incroyable

Publié dans 12/10/2020 par Laetitia Lasalle

les gitans de la mer

Badjao ou Bajao veut dire ‘homme de la mer’. Le membres de la tribu Badjao sont connus comme les nomades de la mer ou encore comme les ‘gitans de la mer’ parce qu’ils se déplacent avec le vent et la marée sur leurs petites péniches appelées ‘vintas’. Ces nomades de la mer peuvent être trouvés dans beaucoup d’établissements côtiers et habitent dans les eaux et les rivages de l’Archipel Sulu.

Il y a une légende qui raconte que ces habitants de bateaux sont venus des rivages de Johore en Indonésie. La princesse Ayesha de Johore était fiancée à un sultan sulu mais elle voulait vraiment épouser le sultan de Brunei. Un jour, une grande flotte de bateaux de guerre escorté la princesse jusqu’à Sulu. La flotte de bateaux a été interceptée par l’homme qu’elle aimait vraiment, mais le sultan de Brunei l’a kidnappé et reparti pour Brunei. La flotte d’escorte ne pouvait pas retourner sans la princesse et a continué à naviguer sur la mer en se reposant seulement sur les iles non habitées. Certains d’entre eux se sont tourné vers le piratage et ont continué à parcourir les mers en cherchant de la fortune et de la gloire. D’autres ne cherchaient seulement de quoi se nourrir et sont devenus des pêchers. Dans la mer de Solu avait beaucoup de poisson ce qui les a aidés à survivre et la plupart des prises quotidiennes étaient échangées avec d’autres tribus vivant le long des côtes et des plages.

Les membres de la tribu Badjao sont considérés comme les nomades de la mer

tribu qui vit sur des bateaux

Ces nomades de la mer, le tribu Badjao continuent à vivre sur des bateaux, en se situant près des côtes du Sud de Mindanao. Mais ils ont également construit des maisons sur pilotis près de zones de pêches fertiles. Ces maisons constituent des refuges temporaires pour les moments quand les bateaux ont besoin à être réparés. Ces habitants miraculeux des mers du sud sont nés sur l’eau, vivent sur leurs bateaux et disent qu’ils vont aller sur terre seulement pour mourir.

Bien que leurs ancêtres aient été redoutés pars beaucoup dans la région de Mindanao, les Badjao sont primitifs et amicaux. On pense qu’ils sont les gens les plus pacifiques du monde et se considèrent comme une communauté tribale non agressive. Les conflits avec les autres tribus sont souvent réglés en naviguant vers d’autres places dans la mer. D’autres tribus méprisaient ces pêcheurs de la mer et les appelaient palao ou lumaan (Abandonnés par dieu). Les nomades de la mer étaient influencés par l’Islam, mais la pression continue mise sur les autres tribus musulmanes les a forcés d’aller vers la mer ce qui leur donné de plus grandes chances d’échapper aux attaques des tribus hostiles. Au fur et à mesure du temps, la mer a moulu l’attitude et l’apparence du tribu Badjao. Cet environnement dur et le mode de vie a formé leurs trais physiques, la couleur bronzée de leurs cheveux et la peau de couleur marron les distingue des autres tribus.

La communauté des Badjao passe sa vie essentiellement dans la mer sur des bateaux

les nomades de la mer

La religion native des nomades de la mer est une forme du culte des ancêtres, des esprits, des ancêtres décédés et d’autres parents sont sollicités lors de visites fréquentes au cimetière. Ils offrent des cigarettes et de la nourriture et du tonique odorant est utilisé pour pulvériser les coins des tombes. Ces esprits font toujours partie de la famille. Les membres de ces tribus veulent que ces esprits soient aussi heureux que les vivants et pour cette raison les confortant autant qu’ils peuvent.

Certaines des croyances préislamiques constituent des offrandes faites au dieu et à la mer. A chaque fois qu’une grande prise de poisson est introduite et en mettant à la dérive un “bateau spirituel” en pleine mer. Les médiums sont également appelés à éliminer les esprits pathogènes de cette communauté de plaisanciers en période d’épidémie.

Par tradition, ce people travailleur et fier sont les nomades de la mer, en voyageant par bateaux d’une ile à l’autre en quête de récoltes de pêches. La tribu païenne a traversé les mers depuis plus que mil ans mais à cause de la surpêche par d’autres groupes utilisant tout, des chalutiers de pêche de haute technologie et même la pêche à la dynamite, menacés par la flambée des coûts du carburant et des réparations, leur vie en eau libre se tarit.

Les Badjao disent qu’ils vont poser pied sur terre seulement pour mourir

la communauté Badjao

Ces bédouins de la mer ne vivent plus sur des bateaux mais des maisons au toit de chaume sur pilotis de bambou sur une petite bande de terre que personne d’autre ne voulait, quelque part le long de la côte de Sarangani. Avec de petites bancas familiales, ils continuent à parcourir les eaux, combattant le courant pour suivre des bancs de poissons, chassant pour la générosité de l’océan, essayant de gagner leur vie et de trouver refuge dans l’immensité de la mer d’un bleu profond.

Malgré le portait romantique de la tribu, les Badjao n’ont jamais eu une vie facile. Lorsqu’ils vivaient encore sur la mer, ils étaient encore libres par le rejet quotidien et les difficultés provoquées par d’autres tribus qui vivent sur terre. Ces gardians de la mer se sont persuadés eux-mêmes que la vie sur mer est difficile, mais qu’elle soit encore plus difficile sur terre. A présent, les Badjao sont le groupe ethnique le plus marginalisé et un des tribus les plus pauvres sur les Philippines. La tribu musulmane est boudée par presque tout le monde, toujours gitans, mais aussi nommés clochards et voleurs. Leur mode de vie nomade et vibrante que leur ont légué leurs ancêtres a disparu dans la plupart des régions de Mindanao.

maison pour les nomades de la mer

Pendant des siècles, les Badjao ont été un groupe tribal résilient. Ils ont fermement repoussé la modernité à deux mains, mais ballottés par les vents modernes, ils devront trouver des moyens de maintenir leur style de vie et leur culture uniques, sinon ils resteront abandonnés par Dieu.

Comment s’habillent les Badjao ?

En fonction de leur histoire de culture, croyances et coutumes, beaucoup de membres de la tribu Badjao de la côte est gardent leur mode de vie sur la mer et leurs croyances préislamiques. Le costume traditionnel des Badjaos est le ‘patadjong’. Le costume a beaucoup d’utilisations. Les costumes sont faits assez larges pour aller bien à toute personne et sont utilisés à la fois pour les hommes et pour les femmes sous forme de robe ou de jupe rentrée au niveau de la poitrine. Le costume traditionnel peut servir comme un couvre-chef, comme un bracelet, comme un hamac, comme une couverture, comme ceinture, comme un sac à main, comme berceau, comme poche ou encore comme oreiller de tête. Le ‘sablay’ pour femme constitue une blouse aux manches larges qui va jusqu’à la hanche. Une bande forme l’ouverture devant et s’étend jusqu’au dos à partir d’un petit collier. Les accessoires typiques pour femme sont les bijoux et les peignes colorés. Le bracelet est l’ornement le plus populaire. D’autres bijoux utilisés sont les pendentifs, les boucles d’oreille, les bagues, les colliers et les bracelets de cheville.

les nomades de la mer des Philippines

La tribu croie qu’ils sont issus de la loyauté et c’est la raison pour laquelle ils sont de couleur, ils sont un peuple festif et musical. C’est aussi la raison pour laquelle ils portent des tenues de couleurs riches, souvent faits à la main à partir de tissu daster traditionnel. Les jeunes mariés portent même des tenues encore plus colorées à leurs cérémonies de mariages. Plus une femme est appréciée, plus elle sera habillée de manière lumineuse et colorée. Elle recevra également de nombreux buffles d’eau qui, pour les Bajau, sont un animal spécial qui fait généralement partie de la dot de toute femme. Les mariages arrangés sont assez communs. Les mariages par kidnapping et fugue sont également encore assez fréquents.

Danses

Tous comme toutes les autres tribus, les Badjaos de Zambales ont également leur dance culturelle et traditionnelle. La danse ‘Igal’ ou ‘Pangalay’ ou encore ‘Janggay’ est la dance qu’ils ont adopté par le groupe Samal de Sulu. Cette dance est généralement performée par les femmes de la tribu. Les danseuses doivent attacher leurs cheveux en chignon, mais peuvent également parfois avoir les cheveux détachés. Et pour ajouter une touche au Pangalay traditionnel, ils utilisent le ‘anggay’ et le portent à leurs mains pour améliorer et magnifier les mains des danseurs tout en dansant cette danse traditionnelle. Le ‘Janggay’ constitue des ongles ou des griffes métalliques ; cela a été utilisé comme une extension de leurs ongles pour mettre l’accent sur le mouvement des mains des danseurs. Tout cela est accompagné de tambours ou de gabbang joués par le mâle Badjao.

Cette danse traditionnelle des Badjaos montre leur confiance que même ce groupe indigène de personnes peut être connue pour leurs talents et leur compétitivité.

tenues traditionnelles des nomades de la mer

Langage des nomades de la mer

Le langage est une nécessité pour tous les hommes. Il serve comme identification pour les personnes d’où elles viennent. Le langage constitue un système de symboles conventionnellement parlés, manuels ou encore écrits par mes moyens desquels chaque humain comme membre d’un groupe social devient un participant dans sa culture et s’exprime.

Sur plus d’une centaine de langues parlées par les différents groupes ethnolinguistiques d’habitants dans plus de sept mille cent îles comprenant les Philippines, le langage des Badjaos est vraiment très curieux. ‘Sinama’ est le langage des Badjaos qui est utilisé comme leur moyen de communication. Le Sinama possède sept classifications en fonction de leur intelligibilité mutuelle. Les sept lagunages Sinama sont le Sinama du Nord, le Sinama du Centre, le Sinama du Sud, le Sinama Pangutaran, le Mapun Badjao de la côté Ouest et le Badjao d’Indonésie. Ces classifications sont rarement reconnues par les Sinamas eux-mêmes qui clasifient à la place leur langage Sinama par village ou par ile ou encore en fonction de son origine.

histoire et culture des Badjao

Croyances superstitieuses de la tribu Badjao

Les Badjao ou les nomades de la mer ont des croyances qui peuvent paraitre étranges. Ils croinet que la reconnaissance indigène Badjao de leur maître et avoir la sagesse est la plus belle façon d’avoir une bonne vie. Ils croient également que là où les esprits des morts sont gardés dans une tombe et à chaque période de Shaaban, leurs âmes sont autorisées à revenir dans notre monde. D’après ce peuple, les morts peuvent communiquer avec les vivants à travers de rituels et de célébrations, d’exorcisme ou encore de culte. Les badjao nettoient les tombes des morts et font des prières. Un rituel acceptant prétendument la tribu, le Badjao jetant le nouveau-né dans les eaux profondes et croient en la ré-ascension des hommes plus âgés dans le bébé.

tribu des Philippines sur bateaux

Littérature

La tribu est largement connue comme les nomades de la mer de Sulu et la mer des Célèbes. Le peuple est dispersé tout le long des zones côtières de Tawi-Tawi, Sulu, Basilan et les municipalités côtières de Zamboanga del Sur. Ils vivent sur des bateaux où ils font leur vie seulement sur la mer en tant que pécheurs experts, conducteurs et navigateurs hauturiers. Uniques à leurs rituels culturels est le concept de la vie et de leur relation avec la mer.

Le nouveau-né est jeté dans la mer et les membres du clan nagent pour sauver le bébé. D’autres traditions incluent le fait que les mariages sont arrangés par les parents. Le processus est similaire à celui dans les autres groupes ethniques. En cela, une dot est souvent présentée aux parents de la femme qu’un homme souhaite épouser. Par conséquent, un leader est choisi en fonction des vertus inhérentes à l’individu, de la sagesse et du ‘charisme’, et de la capacité des hommes à attirer des adeptes.

A cause d’un conflit qui se poursuit dans la région entre les groupes musulmanes révolutionnaires et le gouvernement, beaucoup de Badjao ont migré à Saban en Malaisie, à Sulawesi et à Kalimantan en Indonésie. Comme résultat, ils constituent désormais le deuxième plus grand groupe ethnique de Sabah, bien que nombreux d’entre eux soient des immigrants illégaux. Là, les badjao parlent près de dix langues du sous-groupe Sama-Bajau de la famille des langues malayo-polynésiennes occidentales.

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