Des chercheurs français se penchent sur les effets des perturbateurs endocriniens dans le cadre d’un programme européen

Publié dans 17/04/2019 par Claire Deschamps

perturbateurs endocriniens etude ue inserm

Institut national de la santé et de la recherche médicale (INSERM) a annoncé sa participation au projet OBERON. Celui-ci vise à préciser nos connaissances sur les effets des perturbateurs endocriniens.

Le programme OBERON vise à approfondir nos connaissances sur les substances dites perturbateurs endocriniens

Le programme OBERON est financé par l’Union Européenne. Il a pour mission d’étudier la manière dont les substances suspectées d’être des perturbateurs endocriniens affectent le métabolisme. Il se charge aussi de préparer des tests effectifs pour faire découvrir aux scientifiques leurs effets et leur fonctionnement.

perturbateurs endocriniens oberon recherche

Le programme OBERON implique actuellement la participation de plusieurs européens, y compris la France. Selon les informations officielles publiées par l’INSERM, il s’agit d’une collaboration d’au moins 11 partenaires venant de 6 pays en Europe. Dans ce cadre, l’INSERM se chargera de coordonner l’ensemble des équipes participant au projet pour une période de 5 ans.

Dans le collimateur des études, les substances bisphénols, phthalates, polyfluoroalkyles, métaux lourds, insecticides organochlorés, parabènes et dioxines.

Les chercheurs vont étudier ces substances à travers plusieurs tests

Les perturbateurs endocriniens sont des substances controversées dont on considère qu’elles interagissent avec le système hormonal de l’homme et ont des effets néfastes sur l’organisme. Ces substances font actuellement l’objet de plusieurs enquêtes des médias et se trouvent au centre de l’attention du public. Pour les étudier, les scientifiques prévoient de mener plusieurs types de tests sur des cellules et sur des tissus. Ils entendent aussi tirer des conclusions sur le fonctionnement des substances à l’aide des tests menées sur le poisson zèbre. En outre, les chercheurs se proposent aussi d’examiner la variation de l’expression des gènes et l’impact des substances sur le métabolisme.

Parmi les partenaires français du programme, on trouve l’INSERM, l’INSERM TRANSFERT, l’Institut national de l’environnement industriel et des risques (INERIS) et l’ Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (ANSES).

perturbateur endocrinien effets recherche oberon