Couteau japonais : tout savoir sur les couteaux japonais et les sabres des samouraïs

Publié dans 17/01/2018 par Sabine Monier

couteau japonais faites-choix

Le couteau japonais est un objet que beaucoup d’entre vous désirent posséder. Que ce soit parce que c’est à la mode ou parce que vous êtes connaisseur, peu importe. Si vous saviez que c’est du pur art un couteau japonais, vous aussi, vous voudriez vous en acheter un.

Couteau japonais : tout savoir sur les couteaux japonais

Pourquoi s’en acheter un ? Comment le trouver en grande surface et comment s’assurer que c’est un véritable couteau japonais ?

couteau japonais quelques-types

Les vrais couteaux japonais sont forgés à la main après plusieurs heures de travail précis par un vrai forgeron qui respecte l’art et les traditions. Depuis les temps des samouraïs rien ne doit être changé en ce qui concerne sa fabrication et l’art en lui-même.

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C’est vrai qu’aujourd’hui on peut profiter des nouvelles technologies qui permettent la fabrication des couteaux japonais sortis d’un moule sans vraiment parler de changement de méthodes ou de techniques. De plus, avec les nouvelles méthodes de fabrication, l’acier forgé des couteaux japonais est plus résistant, plus dense et donc beaucoup plus puissant.

couteau japonais pour-toute-famille

Couteau japonais et la précision de sa réalisation

La puissance du couteau japonais vient de la superposition de différentes couches de l’acier. L’épaisseur donc est un des facteurs les plus importants du couteau japonais. Puis, la forme de cet objet est extrêmement importante aussi. Les vrais amateurs et surtout les connaisseurs savent ce qu’ils cherchent. La forme se fait par des gestes bien précis effectués par le forgeur professionnel.

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Enfin, les lames se font avec une telle précision que si les infléchissements des courbes, les transitions d’épaisseur et les biseaux subtils de chaque couteau selon son style ne sont pas réalisés avec cette précision, le principe d’au-delà du dixième de millimètre ne sera pas respecté et vous n’aurez pas un vrai couteau japonais.

couteau japonais miyabi-aiguise

Le manche enceint d’une bague en corne de buffle, est réalisé, quant à lui, à partir du bois noble comme l’ébène par exemple.

couteau japonais yoshihiro hongasumi

Couteau japonais et la personnalisation

On peut se l’approprier dans tous les sens du terme. Sa personnalisation, si vous préférez, n’est qu’un résultat suivant une simple demande de votre part. En effet, vous pouvez tout choisir vous-même !

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Tout : la lame, l’acier, si vous en avez une préférence au niveau du mélange du fer et du carbone, le manche, la couleur du manche et de la corne, etc. Vous pouvez vous faire graver votre nom même, si vous le désirez !

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Couteau japonais et sa vraie qualité

Un couteau, qu’il soit japonais ou suisse, doit être tranchant ! C’est la qualité première qu’il doit posséder. C’est ce pourquoi vous l’acheter, n’est-ce pas ? Et bien, vous êtes sur la bonne piste ! Les couteaux japonais sont les couteaux les plus tranchants au monde ! L’acier avec lequel leur lame est fabriquée peut être de plusieurs types. Le Shirogami ou l’acier blanc, est l’acier le plus courant.

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L’Aogami ou l’acier bleu, de fil très, très coupant, est de l’acier très résistant. D’autres éléments chimiques, en plus du carbone, en font partie et se mélangent avec le fer. Il est naturellement plus cher et ce type d’acier offre la possibilité d’effectuer des couteaux japonais Aogami haut de gamme.

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Couteau japonais et son aiguisage

Pour bien conserver la lame en carbone, il faut l’entretenir. Ce n’est pas comme l’inox qui résiste à l’eau bien longtemps que le carbone mais qui est tout de même beaucoup moins tranchant.

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La lame en carbone doit être régulièrement aiguisée à la pierre à aiguiser humectée. Celle-ci ressemble à un papier de verre très fin avec des grains qui décrassent avec une précision se situant entre des valeurs minimales jusqu’aux celles permettant le décrassement des sabres des samouraïs.

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L’aiguisement se fait de manière simple en suivant des mouvements de va et vient et en respectant un certain angle d’attaque pour que le fil de la lame obtienne le meilleur tranchant.

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Couteau japonais et les performances en cuisine

Vous l’avez peut-être bien observé ce processus d’aiguisage dans les restaurants japonais où les cuisiniers préparent vos sashimi devant vous. Vous-même, vous pourrez faire des miracles en cuisine si vous vous serviez de tels couteaux japonais bien aiguisés !

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Seul un vrai amateur et surtout un chef peut s’épanouir en cuisine en utilisant un couteau japonais. La forme des produits qu’il veut couper sera exactement, au millimètre près, de ce qu’il souhaite ! En d’autres termes, le meilleur tranchant permet une rapidité d’exécution et une performance efficace et inégalée en cuisine !

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Les dangers d’utilisation du couteau japonais bien aiguisé

Vous comprenez bien qu’un couteau japonais bien aiguisé peut tout trancher au toucher même de ce que vous voulez trancher. C’est pour cela que nous vous ferons rappel de bien faire attention lorsque vous vous en servez ! En effet, la lame peut être tellement dangereuse qu’il faut savoir s’en servir !

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Surtout, il ne faut pas minimiser le risque et rester vigilent à tout moment lorsque vous maniez une telle arme ! Il faut évidemment ne pas le mettre à porter de main des enfants et des amateurs curieux non connaisseurs ou non professionnels.

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Il faut le ranger dans son Saya, son étui en bois, et le tenir loin de la portée de tous ceux qui peuvent se transformer en victimes en une seconde ! Veillez donc à la sécurité de tous si vous vous en êtes procuré un et aussi à la vôtre car, comme déjà mentionné, cela arrive très vite et vous ne le sentirez même pas. En revanche, la blessure sera profonde et nette comme si vous l’aviez provoquée au scalpel.

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Couteau japonais selon vos préférences

Oui, il y en a pour tous les goûts ! Selon ce que vous voulez faire avec, en fonction de l’usage que vous faites, les formes et les styles des couteaux japonais diffèrent. Et il n’est pas uniquement question du biseau de la lame ici !

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Premièrement, vous avez le Deba, un couteau large et puissant pour fileter le poisson. Ensuite, vous avez le Yanagiba, un couteau à lame longue pour trancher les sashimi en un seul mouvement. Puis, vous avez le Nakiri dont la forme de la lame est rectangulaire pour pouvoir bien couper les légumes. Enfin, vous avez le Petty, un petit couteau japonais à lame courte qui a la longueur d’un couteau d’office.

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Couteau japonais dit à l’occidentale

Le western comme on l’appelle communément est un couteau à manche classique européen. Ce modèle est équivalent aux modèles que l’on connait en Europe.

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Les fabricants font des alliages résistants à l’eau à l’instar de l’inox mais beaucoup plus résistants et tranchants. On utilise de l’acier suédois, le damascus, le molybdenum qui est un élément métallique polyvalent ressemblant au chrome et utilisé pour renforcer et durcir l’acier.

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Ce couteau ne nécessite pas le même entretien que les couteaux japonais pas à l’européenne. Les noms des modèles les plus connus sont le Santoku et le Gyuto.

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Couteau japonais et son entretien

Il est bien de bien entretenir le couteau japonais après utilisation. Le nettoyage et le séchage s’impose donc chaque fois que vous coupez quelque chose avec votre couteau. De plus que nous vous avons mentionné que l’acier mélangé avec du carbone, quelque chose qui est caractéristique pour les couteaux japonais, n’est pas comme l’inox, c’est-à-dire résistant à l’eau.

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Si jamais vous n’essuyez votre couteau régulièrement et que des taches de rouille apparaissent à un moment donné, vous pouvez utiliser une gomme spéciale qui les fera disparaître. Il existe aussi un type de chiffons imbibés d’huile spéciale de Camelia qui s’appelle Tsubaki que vous pouvez vous en procurer et en faire usage.

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L’entretien inclut l’aiguisage du couteau. Faites-le donc de temps en temps. N’oubliez pas de le ranger dans son Saya toutes les fois que vous n’en faites pas usage.

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Couteau japonais et histoire d’une transmission d’une génération en génération

Le caractère éternel d’un tel objet fait du couteau en question une chose précieuse qui mérite d’être appréciée par plus d’une génération. Ses qualités irréprochables d’indestructibilité, de résistance et de durabilité le fait désiré et nécessaire. Ce n’est pas par hasard si on dit qu’il a une âme.

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Nihonto ou la sabre japonais

Les armes blanches japonaises que l’on appelle communément nihonto sont fabriquées selon une technique toute particulière. Un des plus célèbres parmi les sabres japonais et le katana. Le katana porte un autre nom lorsqu’il est fabriqué selon une technique moderne. D’autres types de sabres sont aussi célèbres que surtout les connaisseurs connaissent et apprécient.

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Sabre japonais : de l’art

On l’a longtemps considéré comme un objet d’art de la guerre pour le considérer aujourd’hui comme un objet de pur art à part entière. L’art est dans la lame tout d’abord. Sa forme, l’acier, sa couleur, la trempe (le traitement thermique durcissant l’acier donnant à la lame une structure stable au chaud). Tout le travail autour de la lame est un art aussi, pas uniquement de l’artisanat. L’observation de l’apparence de la lame passe par un processus long et tellement précis que ni la lumière à laquelle le travail s’effectue suffit, ni l’analyse des détails, ni la précision de la perception que se fait à la fin pendant de longs moments.

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Sabre japonais et garde

La garde ou comme on l’appelle en japonais tsuba est ce que l’on remarque en deuxième position, après la lame. Le tsuba est une plaque métallique située à la base de la lame dont les caractéristiques dépendent du maître fabricant qui l’a fabriquée. Au départ, la plaque métallique n’avait qu’un objectif défensif, à savoir protéger les mains de celui qui s’en servait en temps de guerre et éviter que ses mains glissent du manche vers la lame. Avec le temps, la garde est devenue un symbole, une marque d’un niveau social. D’où l’évolution de cette plaque métallique qui au début n’était qu’un simple cercle métallique et qui est devenue plus tard un détail esthétique, d’une très grande importance pour ceux qui commandaient des sabres japonais désirant juste d’en posséder.

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Ainsi, le cercle s’est transformé en carré, en rectangle, en hexagone, etc. Souvent, on ne les fabriquait plus en métal mais en ivoire.

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Sabre japonais et coutume de ne sortir le sabre que partiellement de son fourreau

Le sabre japonais est une arme de guerre mais aussi un symbole social. C’est une œuvre d’art dangereuse et puissante mais en même temps très fragile. On arrive à le qualifier de la sorte car plusieurs coutumes l’ont associé à toutes ses caractéristiques. Une des coutumes que l’on peut vous présenter ici, c’est le fait que l’on dégaine un sabre de son saya que partiellement. De plus, pour le faire, il faut demander la permission à son propriétaire. Cette autorisation que l’on se doit de demander s’explique par le simple fait que le sabre est une arme dangereuse et il faut penser à la protection de tous ceux qui sont à l’alentour et peuvent éventuellement être exposé à un potentiel danger.

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Sabre japonais et coutume de le tenir verticalement, tranchant vers celui qui le tient

Il ne faut ni pointer la lame vers le sol pour ne pas l’endommager, ni horizontalement pour ne pas blesser quelqu’un. Il faut donc tenir cette arme vers le haut, le tranchant vers celui qui le tient. Par ailleurs, la lame s’observe et ne se touche pas ! Premièrement, toucher peut s’avérer fatal. Deuxièmement, la sueur des doigts va endommager la lame. Enfin, il faut saluer la lame en sortant le sabre de son saya. Et oui, une lame se respecte et bien que la coutume se fasse à la japonaise, c’est-à-dire en toute discrétion, on exprime une certaine reconnaissance envers cet objet pour ce qu’il est et envers tout ce qui le fait exister.

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Sabre japonais et arts martiaux

Les arts martiaux ne sont pas de simples combats. Ce n’est pas sans raison si on les appelle des arts. Pour les maîtriser à la perfection, la pratique a imposé que l’on utilise d’autres sabres, pas les vrais, mais en bois, en bambou, en soi, etc.

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L’idée, c’est que l’on ne se blesse pas pendant l’apprentissage de ces arts martiaux.

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